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Le Pont de Babel-Sérail

Le Pont de Babel-Sérail

Compréhension contextuelle et intellectuelle de l'islam. Dialogue philosophique inter-religieux et inter-culturel. Quête de l'essence, de la science, de la conscience et de la quintessence.


La cité perdue du Prophète Saleh (a.s.) émerge du désert

Publié par Issalian K. sur 6 Avril 2013, 08:13am

Catégories : #Prophètes, #Vidéos

UNESCO

Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih)

Le Site archéologique de Al-Hijr (Madain Salih), est le premier site de ce pays inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Anciennement appelé Hegra, il s’agit du plus important site conservé de la civilisation des Nabatéens au sud de Pétra (Jordanie), il comporte notamment des tombes monumentales aux façades décorées, datant principalement du 1er siècle avant J.C. au 1er siècle après J.C. Le site compte aussi une cinquantaine d’inscriptions de la période pré-nabatéenne et des dessins rupestres. Al-Hijr est un témoignage unique de la civilisation nabatéenne. Avec ses 111 tombes monumentales, dont 94 avec des façades décorées, et ses puits, le site est un exemple exceptionnel de la qualité de l’architecture des Nabatéens et de leur maîtrise des techniques hydrauliques.

© UNESCO Auteur : V
© UNESCO Auteur : V
© UNESCO Auteur : V
© UNESCO Auteur : V
© UNESCO Auteur : V

© UNESCO Auteur : V

© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores
© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores

© Jérémie Flores Auteur : Jérémie Flores

© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart
© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart

© Editions Gelbart Auteur : Jean-Jacques Gelbart

ARTE - Les Nabatéens (en arabe : الأنباط al-Anbɑ:ṭ) sont un peuple commerçant de l'antiquité, vivant au sud de la Jordanie et de Canaan, et au nord de l'Arabie, dont les peuplements dans les oasis au temps de Flavius Josèphe ont donné le nom de Nabatène à la région frontalière entre la Syrie et l'Arabie, entre l'Euphrate et la mer Rouge. Leur capitale était la cité troglodytique de Pétra, située aujourd'hui en territoire jordanien. Leur commerce se déroule principalement entre les oasis, où ils pratiquent l'agriculture de manière intensive. Ces oasis sont reliées par des routes commerçantes. Les frontières de cet ensemble ne sont toujours pas précisément définies. L'empereur romain Trajan soumet les Nabatéens définitivement et les incorpore à l'Empire, où leur culture se dissipe et disparaît. Les origines des Nabatéens restent obscures. En se basant sur la similarité de leur nom, Saint Jérôme propose un lien avec la tribu Nebaioth (de Nebayot, l'aîné des douze fils d'Ismaël) mentionnée dans la Genèse, mais les historiens modernes sont prudents quant à cette interprétation et l'origine des premiers Nabatéens reste mal connue2. Une autre hypothèse rapproche leur nom du mot hébreu nabata. À l'époque de Teglath-Phalasar III, les Hébreux appellent ainsi les Araméens, puis le mot désigne les tribus arabes nomades payant tribut à Assurbanipal. On estime que les Édomites viennent occuper le site de Pétra dès le Ier millénaire. Ils occupent et aménagent les hauteurs d'Umm el Biyara, où l'on a retrouvé des vestiges de maisons et de citernes datés du VIIe siècle av. J.-C. Ils fabriquent des textiles et des céramiques de qualité et possèdent une certaine maîtrise dans le travail des métaux. Avec la captivité à Babylone (à partir de 586 av. J.-C.), débute en Judée une époque sans pouvoir franchement établi. Les Édomites s'emparent du sud de la Judée et les Nabatéens occupent vraisemblablement sans heurts le territoire délaissé par ces derniers et poursuivent leur commerce. C'est en effet de cette époque que les premieres inscriptions nabatéennes sur le territoire édomite. Cette migration, dont la date reste inconnue, les rend maîtres des côtes du golfe d'Aqaba et de l'important port d'Elath. Hérodote mentionne un roi des Arabes, allié des Perses, qui aurait aidé Cambyse II dans la conquête de l'Égypte. Il pourrait s'agir déjà des Nabatéens. Selon Agatharchide, au IIIe siècle av. J.-C., les Nabatéens se comportent en tant que pirates et brigands sur les routes commerciales reliant l'Égypte à l'Orient, jusqu'à ce que les Ptolémées mettent fin à leurs attaques. Les Nabatéens subissent très tôt des influences culturelles étrangères, notamment araméennes. L'araméen continue à être la langue utilisée pour leurs pièces et inscriptions, quand la tribu devient un royaume, et profite de l'affaiblissement des Séleucides pour étendre leur territoire vers le nord sur les terres fertiles à l'est de la Jordanie. C'est en caractères syriaques (dialecte de l'araméen) que les Nabatéens écrivent une lettre à Antigone II Mattathiah (mort v. 37 av. J.-C.). Vers le IVe siècle avant notre ère, les Nabatéens supplantent les Iduméens, et Pétra remplace Bosra, la capitale des Iduméens (Bseira, entre Tafileh et Chôbak). Quand vers 312 av. J.-C., Antigone le Borgne entreprend contre eux une expédition, ils sont décrits comme une peuplade nomade d'environ 10 000 membres. Peu à peu les Nabatéens s'étendent dans le pays de Moab et jusque dans la Damascène. Pour ménager Antiochus Epiphane, Arétas Ier refuse l'asile au grand prêtre Jason, et l'arrête quand il est contraint de quitter Jérusalem (169 av. J.-C.). Les Nabatéens encouragent les Macchabées dès que ceux-ci parviennent à se rendre indépendants. Toutefois, les progrès des Nabatéens dans l'Est du Jourdain les font entrer en conflit avec les Juifs. Lorsque Alexandre Jannée isole Gaza (96 av. J.-.C.), Arétas II veut secourir la ville, mais elle tombe au bout d'un an de siège, sans que les nabatéens se soient effectivement mis en mouvement. Alexandre Jannée se tourne alors vers la Transjordanie, fait démolir Amathonte, et soumet la Galahaditide. Mais Arétas II, ou son successeur Obodas Ier, lui tend une embuscade au moment où il attaque le plateau du Golan. Moab et Galaad passent sous le contrôle des Nabatéens (93 av. J.-C.). Ils occupent la région de l'Hauran, et autour de 85 av. J.-C., leur roi Arétas III devient seigneur de Damas et Cœlé-Syrie. « Nabatéens » devient le nom arabe pour Araméens, à la fois en Syrie et en Irak. Ce fait est à tort utilisé pour prouver que les Nabatéens sont des immigrants araméens venant de Babylone. Des noms appropriés sur leurs inscriptions suggèrent qu'ils sont des Arabes passés sous influence araméenne. Selon Starcky, les Nabatu du sud de l'Arabie sont leurs ancêtres.

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UNESCO

Valeur universelle exceptionnelle

Il représente un site majeur de la civilisation nabatéenne, au sud de sa zone d’influence. Il est remarquablement intègre et bien conservé. Il comporte un ensemble important de tombes et de monuments, aux architectures et aux décorations directement taillées dans la roche de grès.

Il témoigne de la rencontre d’influences décoratives et architecturales variées (assyrienne, égyptienne, phénicienne, hellénistique), ainsi que de la présence épigraphique de plusieurs langues anciennes (lihyanite, talmudique, nabatéen, grec, latin).

Il témoigne d’un développement des techniques agricoles nabatéennes à partir de nombreux puits artificiels en sol rocheux. Ces puits sont encore utilisés.

L’ancienne cité d’Hegra/Al-Hijr témoigne du commerce caravanier international durant l’Antiquité tardive.

Critère (ii) : Le site de Al-Hijr est situé à un point de rencontre de différentes civilisations de l’Antiquité tardive, sur une route de commerce entre la Péninsule arabique, le monde méditerranéen et l’Asie. Il témoigne de manière exceptionnelle d’échanges culturels importants pour l’architecture, la décoration, l’usage des langues et le commerce caravanier. Bien que la cité nabatéenne ait été abandonnée à l’époque préislamique, la route a continué à jouer son rôle international pour les caravanes puis pour le pèlerinage de La Mecque, jusqu’à sa modernisation par la construction du chemin de fer au début du XXe siècle.

Critère (iii) : Le site de Al-Hijr offre un témoignage unique de la civilisation nabatéenne, entre les IIe - IIIe siècles av. J.-C. et la période préislamique, plus particulièrement au Ier siècle apr. J.-C. Il illustre de manière exceptionnelle le style architectural propre aux Nabatéens, fait de monuments directement creusés dans la roche et comportant des façades ornées de nombreux motifs décoratifs. Le site présente un ensemble de puits, creusés en grande partie dans la roche, qui atteste de la maîtrise hydraulique des Nabatéens, à des fins agricoles.

Le témoignage de la civilisation nabatéenne de Al-Hijr est d’une intégrité et d’une authenticité exceptionnelles, en raison de son abandon précoce et du bénéfice durable de conditions climatiques très favorables.

L’État partie a commencé à créer une Unité locale de gestion extrêmement complète et ce processus est en cours. Le plan de gestion annoncé devrait permettre une protection satisfaisante du bien. Compte tenu de cela, le plan devrait organiser un suivi systématique de la conservation du site et préparer un projet de mise en valeur de la valeur universelle exceptionnelle du bien, à l’intention des visiteurs et de la population de la région.

Description historique

La plupart des monuments et des inscriptions du site archéologique d'Al-Hijr datent du Ier siècle av. J.-C. et du Ier siècle apr. J.-C. Toutefois, les épigraphes en écriture Lihyanite ainsi que certains vestiges archéologiques découverts récemment tendent à prouver une implantation humaine dès les IIIe et IIe siècles av. J.-C.

Un tiers des tombes, parmi les plus importantes, est clairement daté entre 0 et 75 apr. J.-C.

À son apogée et pendant près de deux siècles, le royaume nabatéen s'étend sur le sud de la Syrie, au Néguev et au Hedjaz. À l'ouest, il se confronte aux ambitions du monde romain et il reste essentiellement une puissance continentale. Il contrôle de vastes espaces désertiques et semi désertiques et tire ses richesses du développement de l'agriculture d'oasis et du commerce caravanier.

Les Nabatéens sont bien connus pour leur rôle dans le commerce de l'encens, des épices et des plantes aromatiques durant l'Antiquité tardive et la période préislamique. Ils contrôlent alors les routes terrestres reliant l'Océan indien à la Mer Rouge et à la Méditerranée. Celles-ci sont importantes car la navigation reste difficile, en Mer Rouge notamment.

Hegra est une étape majeure de la principale route des caravanes reliant le nord et le sud. Une route secondaire la reliait au port d'Egra Kome, selon une source en langue grecque. Deux sites nabatéens récemment retrouvés sur le rivage de la Mer Rouge pourraient correspondre à cette mention.

La région du Hedjaz a été intégrée à la province romaine d'Arabie en 106 apr. J.-C. Une épigraphe romaine monumentale de 175-177 apr. J.-C. a été récemment découverte à Al-Hijr. La région s'inscrit alors dans l'histoire romaine puis byzantine jusqu'au VIIe siècle.

En 356, la cité d'Hegra est encore mentionnée, dirigée par un maire d'origine locale, mais elle semble alors de bien modeste importance.

Le voyageur arabe Al-Maqdasi indique, au Xe siècle, que Al-Hijr est une petite oasis active grâce à ses puits et à ses nombreux paysans. Toutefois, il n'y a pas d'autre témoignage d'une occupation durable du site entre le IVe siècle et le XIXe siècle. Il est permis de penser qu'il n'a été occupé que de manière sporadique et peu fréquente durant cette longue période, ce qui est conforté par l'absence de dégradation des tombes jusqu'à une période récente. Des usages saisonniers par des bergers, des commerçants ou des pèlerins ont probablement eu lieu, mais sans conduire à la transformation des tombes en abris comme à Pétra.

Au XIVe siècle, le célèbre voyageur Ibn Battuta décrit avec admiration les tombes nabatéennes d'Al-Hijr, taillées dans la pierre rouge. Il ne mentionne pas d'activité humaine contemporaine.

Charles Doughty rapporte, en 1876-1877, dans son ouvrage, Travels in Arabia Deserta, que des paysans venus de Tayma ont remis en exploitation les puits et les anciennes terres agricoles de l'oasis. Des traces de plantation et de réutilisation des puits sont également présentes pour le XXe siècle.

Source : évaluation des Organisations consultatives

© UNESCO Auteur : Véronique Dauge

© UNESCO Auteur : Véronique Dauge

La cité perdue du Prophète Saleh (a.s.) émerge du désert
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